DPE à Gare Sud-Ouest à Strasbourg : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
À Gare Sud-Ouest, l’analyse de 490 DPE décrit un parc d’appartements principalement construits entre 1975 et 1977. Les logements classés F ou G représentent 3,3 % des diagnostics, contre 6,2 % à l’échelle de Strasbourg.

Le dossier énergétique de Gare Sud-Ouest, à Strasbourg, repose sur 490 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE dans la ville. Ces observations dessinent un profil marqué par les appartements, une période de construction très concentrée et une majorité d’étiquettes C et D. Elles permettent de situer les logements diagnostiqués du quartier par rapport aux indicateurs strasbourgeois disponibles. Leur portée doit toutefois rester précise : il s’agit d’une lecture des diagnostics analysés, et non d’un recensement exhaustif de tous les logements du quartier. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces données constituent donc un cadre de comparaison. Elles ne remplacent pas les caractéristiques ni le résultat du DPE du logement concerné.
Un bâti dominé par les appartements de 1975-1977
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Gare Sud-Ouest) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 4 | 0,8 % |
| C | 256 | 52,2 % |
| D | 182 | 37,1 % |
| E | 32 | 6,5 % |
| F | 13 | 2,7 % |
| G | 3 | 0,6 % |
La période 1975-1977 rassemble 76,7 % des diagnostics du quartier : elle constitue nettement l’âge dominant du bâti observé. Les logements construits avant 1948 représentent 14,5 % du corpus, tandis que la part de ceux construits avant 1975 atteint 15,1 %. Ces deux catégories se recouvrent et ne doivent donc pas être additionnées. Le profil diffère de celui de Strasbourg, où 35,6 % des logements diagnostiqués datent d’avant 1948. Gare Sud-Ouest présente ainsi une proportion moins importante de bâti ancien dans les données disponibles. La part des maisons individuelles est de 0,0 % : tous les logements du corpus sont des appartements. Cette composition invite à lire les résultats comme ceux d’un parc collectif, sans en déduire les équipements ou l’état de chaque immeuble.
- La concentration de 76,7 % des diagnostics sur 1975-1977 décrit une période de construction dominante, mais ne renseigne pas sur les éventuelles rénovations réalisées depuis la construction.
- Les 14,5 % de logements antérieurs à 1948 signalent la présence d’un bâti plus ancien dans le quartier. Ils ne permettent pas, à eux seuls, d’attribuer une étiquette énergétique à ces logements.
- Avec 0,0 % de maisons individuelles dans le corpus, les comparaisons locales portent sur des appartements. Les données fournies ne détaillent ni leur étage, ni leur orientation, ni leur mode de chauffage.
Des étiquettes concentrées en C et D sur 490 diagnostics
La répartition des étiquettes montre une forte présence de la classe C, avec 256 diagnostics, suivie de la classe D, qui en compte 182. La classe E concerne 32 logements. À l’autre extrémité de la distribution, aucun diagnostic n’est classé A et 4 sont classés B. Les classes F et G regroupent respectivement 13 et 3 logements. Le quartier ne se caractérise donc pas par une forte présence des meilleures étiquettes, mais par une concentration dans les catégories C et D. Cette distinction compte pour interpréter son profil : une faible part de passoires énergétiques n’équivaut pas à un parc composé de logements classés A ou B. La distribution ne précise pas non plus les raisons techniques expliquant l’étiquette de chaque appartement.
- Classes A et B : 0 diagnostic en A et 4 en B. Ces résultats restent très peu présents dans le corpus et ne caractérisent pas le profil dominant des appartements analysés.
- Classes C et D : 256 diagnostics en C et 182 en D. Ce sont les principaux repères locaux pour situer l’étiquette d’un appartement par rapport aux logements observés dans le quartier.
- Classe E : 32 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des classes F et G, qui seules composent le taux de passoires énergétiques communiqué dans les faits disponibles.
- Classes F et G : 13 diagnostics en F et 3 en G, soit 16 logements. Leur part est de 3,3 % dans le quartier, contre 6,2 % pour Strasbourg.
3,3 % de passoires, contre 6,2 % à Strasbourg
Sur l’indicateur des passoires énergétiques, Gare Sud-Ouest se situe en dessous du niveau observé pour Strasbourg : 3,3 % des diagnostics y sont classés F ou G, contre 6,2 % dans la ville. Les autres comparaisons demandent davantage de nuance. La consommation médiane atteint 200 kWh/m²/an dans le quartier, pour 202 kWh/m²/an à Strasbourg : les deux valeurs sont proches. Le coût énergétique annuel médian estimé est également voisin, avec 940 € contre 961 €. En revanche, la surface médiane est plus petite, à 35 m² contre 55 m². Ces indicateurs ne décrivent donc pas des ensembles de logements identiques. La moindre fréquence des classes F et G ne doit pas être transformée en affirmation générale sur la facture ou la performance de chaque appartement.
Vendre : situer son appartement parmi les 256 DPE classés C
Pour présenter un appartement à la vente, l’intérêt de ces données est de contextualiser son diagnostic sans lui attribuer les qualités moyennes du quartier. Un logement classé C relève de la catégorie la plus représentée, avec 256 diagnostics ; un logement classé F ou G appartient à un groupe moins fréquent, limité à 16 logements dans le corpus. Cette position peut aider à expliquer le dossier énergétique aux acquéreurs, mais elle ne permet pas de chiffrer une incidence sur la valeur du bien. Les faits fournis ne comportent aucune donnée de transaction. Une présentation factuelle distinguera donc l’étiquette individuelle, les caractéristiques connues de l’appartement et les statistiques locales. La période dominante de 1975-1977 ne suffit pas, à elle seule, à établir sa performance actuelle.
Louer : interpréter le DPE au-delà des 940 € médians
Dans un projet de location, le coût énergétique annuel médian estimé de 940 € offre un point de repère, mais ne constitue pas un budget garanti pour le futur occupant. La surface médiane de 35 m² souligne aussi l’importance de comparer des logements de dimensions proches plutôt que de reprendre directement les valeurs de Strasbourg. Pour un bailleur comme pour un candidat locataire, la priorité est d’examiner le DPE de l’appartement concerné et de distinguer son estimation des médianes du quartier. La présence de 13 logements F et de 3 logements G rappelle que des situations moins favorables existent malgré leur faible proportion. Les données fournies ne permettent pas de conclure à l’éligibilité juridique d’un bien à la location ni de définir les travaux qui seraient nécessaires.
Questions fréquentes
Le quartier Gare Sud-Ouest est-il mieux classé que Strasbourg au DPE ?
Il présente une part plus faible de passoires énergétiques : 3,3 % de logements F ou G, contre 6,2 % à Strasbourg. Ce constat porte sur cet indicateur précis. La consommation médiane reste proche du niveau municipal, avec 200 contre 202 kWh/m²/an. Sans répartition complète des étiquettes de la ville, les données ne permettent pas de comparer chaque classe ni d’affirmer une supériorité générale de tous les logements du quartier.
Les résultats décrivent-ils surtout des logements anciens ou des maisons ?
Non. Dans les diagnostics analysés, 76,7 % des logements datent de 1975-1977 et la part de maisons individuelles est de 0,0 %. Le corpus porte donc uniquement sur des appartements. Le bâti antérieur à 1948 représente néanmoins 14,5 % des observations. Ce profil décrit les 490 diagnostics géolocalisés disponibles, sans garantir que chaque immeuble ou chaque appartement du quartier possède les mêmes caractéristiques.
Peut-on utiliser les 940 € médians pour présenter un logement à vendre ou à louer ?
Cette valeur peut être citée comme repère local, à condition de préciser qu’il s’agit du coût énergétique annuel médian estimé des diagnostics analysés. Elle ne doit pas être présentée comme l’estimation du bien si son propre DPE indique autre chose. Les 940 € du quartier et les 961 € de Strasbourg décrivent des corpus dont les surfaces médianes diffèrent, à 35 m² et 55 m² respectivement.