DPE à Mairie Sud, Strasbourg : comprendre le bâti ancien et ses étiquettes
À Mairie Sud, les 323 DPE géolocalisés décrivent un parc très majoritairement composé d’appartements, avec une forte présence du bâti antérieur à 1948. La part des étiquettes F et G atteint 13,3 %, contre 6,2 % à Strasbourg, mais la classe D reste la plus représentée.

Le dossier énergétique de Mairie Sud repose sur 323 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Strasbourg. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leurs périodes de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements de Mairie Sud. Les proportions présentées doivent donc être lues comme celles du corpus disponible, sans les appliquer automatiquement à chaque immeuble ou à chaque adresse. Trois éléments structurent cette lecture : la place du bâti ancien, la prédominance des appartements et une fréquence des classes F et G supérieure à celle observée à l’échelle de la ville. Pour un projet de vente ou de location, ces repères donnent un contexte, mais ne remplacent pas le diagnostic du logement concerné.
Un bâti dominé par les appartements et les constructions avant 1948
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Mairie Sud) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 1 | 0,3 % |
| C | 69 | 21,4 % |
| D | 130 | 40,2 % |
| E | 80 | 24,8 % |
| F | 25 | 7,7 % |
| G | 18 | 5,6 % |
La période de construction dominante est celle d’avant 1948 : elle représente 74,9 % des diagnostics de Mairie Sud, contre 35,6 % à Strasbourg. La part des logements construits avant 1975 atteint également 97,8 % dans le quartier. Le corpus décrit donc un bâti très largement ancien, nettement plus marqué par les constructions antérieures à 1948 que la référence municipale. Les maisons individuelles représentent seulement 3,7 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ce profil invite à aborder la performance énergétique à l’échelle du logement tout en tenant compte de son insertion dans un immeuble. L’ancienneté ne suffit cependant pas à expliquer une étiquette : les données fournies ne détaillent ni les rénovations réalisées, ni les équipements, ni les caractéristiques de chaque bâtiment. Elles permettent de caractériser le parc observé, pas de reconstituer son histoire technique.
- Avant 1948 : 74,9 % des diagnostics du quartier, contre 35,6 % à Strasbourg. Cette comparaison montre le poids particulier du bâti ancien dans le corpus de Mairie Sud.
- Avant 1975 : 97,8 % des logements diagnostiqués. Cette proportion complète le repère précédent, sans renseigner sur les éventuelles améliorations énergétiques intervenues depuis la construction.
- Maisons individuelles : 3,7 % des diagnostics, le reste concernant des appartements. Les résultats du quartier décrivent donc essentiellement des logements situés dans des immeubles.
Des étiquettes centrées sur D et E, avec 43 logements F ou G
La classe D est la plus fréquente à Mairie Sud, avec 130 diagnostics sur les 323 étudiés. Elle est suivie par la classe E, qui regroupe 80 diagnostics, puis par la classe C, avec 69 diagnostics. À l’autre extrémité de la répartition, aucun diagnostic n’est classé A et un seul relève de la classe B. Les classes F et G comptent respectivement 25 et 18 logements, soit 43 passoires énergétiques au total. Cette distribution ne permet donc pas de résumer le quartier aux seules étiquettes les moins favorables : la classe D occupe la première place, tandis que les logements C sont également présents. Elle montre néanmoins que les résultats varient au sein du corpus. Pour apprécier un bien précis, il faut conserver cette diversité à l’esprit plutôt que lui attribuer le profil énergétique général du quartier.
Une consommation médiane de 231 kWh/m²/an, supérieure à celle de Strasbourg
La comparaison avec Strasbourg fait apparaître une part plus importante de passoires énergétiques à Mairie Sud : 13,3 % des diagnostics y sont classés F ou G, contre 6,2 % pour la ville. La consommation médiane suit la même orientation, avec 231 kWh/m²/an dans le quartier et 202 kWh/m²/an à l’échelle municipale. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur : 927 € à Mairie Sud, contre 961 € à Strasbourg. Ces résultats ne sont pas contradictoires, car le coût annuel et la consommation rapportée au mètre carré ne mesurent pas la même chose. La surface médiane est aussi plus petite dans le quartier, à 41 m² contre 55 m². Ces indicateurs doivent être rapprochés avec prudence : les seules médianes ne permettent pas d’isoler les causes de l’écart de coût.
- Passoires F et G : 13,3 % à Mairie Sud, contre 6,2 % à Strasbourg. Cet indicateur compare la fréquence des étiquettes les moins favorables, et non la situation de chaque logement.
- Consommation médiane : 231 kWh/m²/an dans le quartier, contre 202 kWh/m²/an dans la ville. Cette mesure rapporte la consommation à la surface et permet une lecture distincte du coût annuel.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 927 € contre 961 €. Il s’agit d’une estimation médiane issue des diagnostics, et non d’une facture garantie pour un futur occupant.
- Surface médiane : 41 m² à Mairie Sud, contre 55 m² à Strasbourg. Cette différence est à garder à l’esprit pour comparer les montants annuels, sans lui attribuer à elle seule leur écart.
Vendre à Mairie Sud : replacer l’étiquette du bien dans son contexte
Pour préparer une vente à Mairie Sud, l’intérêt de ces données est de situer le logement sans confondre statistique locale et résultat individuel. Un appartement classé C, D ou E s’inscrit dans des catégories bien représentées parmi les 323 diagnostics, mais cela ne suffit pas à déterminer sa valeur ou son attractivité. De même, les 43 logements classés F ou G signalent un enjeu énergétique présent dans le quartier, sans permettre de chiffrer une incidence sur un prix de vente. Une présentation factuelle du bien peut distinguer son étiquette, sa consommation, sa surface et son coût énergétique estimé. Si des améliorations sont envisagées, leur pertinence doit être appréciée à partir des caractéristiques du logement. Le corpus ne permet ni de prescrire des travaux pour une adresse précise, ni d’annoncer une classe atteignable après rénovation.
Louer à Mairie Sud : distinguer le logement des médianes du quartier
Pour un projet locatif, la consommation médiane de 231 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 927 € constituent des repères de quartier, pas une prévision propre au logement proposé. Le bailleur comme le candidat locataire ont intérêt à examiner les données du bien, notamment son étiquette et sa surface, plutôt qu’à retenir uniquement le montant médian local. La présence de 13,3 % de classes F et G justifie une attention particulière au résultat individuel, mais les faits fournis ne comprennent pas les éléments réglementaires permettant de conclure à la possibilité de louer un logement donné. Ils ne décrivent pas davantage ses équipements ou son état actuel. Cette distinction évite de transformer une analyse statistique en validation locative et permet de centrer les échanges sur les caractéristiques effectivement documentées du bien.
Questions fréquentes
Mairie Sud présente-t-il davantage de passoires énergétiques que Strasbourg ?
Oui, dans le corpus fourni : les classes F et G représentent 43 logements, soit 13,3 % des diagnostics de Mairie Sud, contre 6,2 % à Strasbourg. Cela ne signifie pas que ces classes dominent le quartier. La classe D reste la plus fréquente avec 130 diagnostics, devant E avec 80 et C avec 69.
Le coût énergétique médian plus faible indique-t-il de meilleures performances ?
Non, ce seul indicateur ne permet pas cette conclusion. Le coût annuel médian estimé atteint 927 € à Mairie Sud, contre 961 € à Strasbourg, mais la consommation médiane est supérieure : 231 contre 202 kWh/m²/an. La surface médiane est également plus petite, à 41 m² contre 55 m². Il faut donc distinguer montant annuel, consommation par mètre carré et surface.
Peut-on déduire le DPE d’un appartement de son ancienneté à Mairie Sud ?
Non. Même si 74,9 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, cette ancienneté ne détermine pas à elle seule l’étiquette d’un appartement. Les données ne détaillent pas les rénovations, les équipements ou les caractéristiques individuelles. Pour une vente ou une location, la répartition du quartier fournit un contexte, tandis que le diagnostic du bien renseigne sur sa propre performance.